Se protéger des maladies / infections sexuellement transmissibles

Maladie sexuellement transmissible (MST), Infection sexuellement transmissible (IST). On en a tous déjà entendu parler, mais concrètement qu’est-ce que c’est ? Être bien renseigné sur leurs modes de transmission, leurs dépistages et leurs traitements permet de s’épanouir dans sa sexualité à moindre risque !

Préservatifs multicolors

MST ou IST ?

Dans la majorité des cas, les infections sexuellement transmissibles (IST) n’ont pas de symptôme ou s’accompagnent de symptômes légers qui ne sont pas reconnus comme ceux d’une IST (Source : OMS). Les IST se transmettent lors de rapports ou de contacts sexuels. 

Mais quelle est la différence entre une MST et une IST ?


MST : Maladies Sexuellement Transmissibles, désignent un ensemble de pathologies qui se transmettent par relations sexuelles (vaginales, anales ou orales) ou par voie sanguine. 

Ex :VIH, hépatite B, syphilis et chlamydia.


IST : Infections Sexuellement Transmissibles, c’est aussi l’ensemble des maladies qui se transmettent par voie sexuelle ou sanguine.

 

Ce qui les différencie est la présence ou non de symptômes. Pour les MST des symptômes sont présents, mais l’on peut être porteur d’une IST sans forcément en ressentir les symptômes.
 

A retenir :
  • Les IST se transmettent lors de rapports sexuels avec ou sans pénétration
  • On peut être porteur d’une IST sans avoir de symptômes
  • La seule façon de savoir si on est porteur d’une IST, c’est le dépistage
  • La plupart des IST se soignent en quelques jours

 

Les différentes IST

Il existe une trentaine d’IST aujourd’hui connues, voici une liste des plus communes avec leurs symptômes et potentiels traitements :


SIDA :

Ou VIH (virus de l’immunodéficience humaine) Il existe uniquement trois modes de transmission du VIH :

  • la voie sexuelle lors de rapports vaginaux, buccaux ou anaux non protégés
  • la voie sanguine, lorsqu’il y a échange de sang
  • de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l'accouchement et l’allaitement.

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Hépatite B :

Infection virale qui s’attaque au foie (symptômes sous 2 à 8 semaines après la contamination). On retrouve la fatigue, douleurs musculaires et articulaires, fièvre, maux de tête, nausées, diarrhées, etc. Le dépistage de l’hépatite B s’effectue par prise de sang.
Remarque : On peut guérir sans traitement, mais on peut aussi devenir porteur à vie. Un suivi médical est indispensable. Il existe un vaccin.
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Herpès :

IST virale très contagieuse. Dans le monde, cette infection touche près de 13 % des personnes âgées de 15 à 49 ans. Il existe des médicaments disponibles sur ordonnance qui permettent de combattre la douleur et de diminuer l’intensité et la durée de la crise d’herpès. Mais ces traitements n’éliminent pas le virus, des crises peuvent donc réapparaître au cours de la vie.
Remarque : Il n’existe actuellement aucun vaccin pour prévenir l’herpès génital. Le seul moyen d’éviter une infection est donc de se protéger avec un préservatif lors de chaque rapport sexuel.
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Chlamydias :

IST bactérienne la plus fréquente entre 16 et 24 ans, surtout chez les femmes. La chlamydiose peut se transmettre lors d'un rapport sexuel, qu'il y ait ou non pénétration. La chlamydiose se traite facilement.
Remarque : Seul le dépistage permet de vérifier si vous êtes infecté. Une chlamydiose non traitée peut avoir des conséquences importantes. Symptômes (apparaissant 1 à 2 semaines après la contamination) : brûlures, écoulement
par le pénis, l'anus ou le vagin, fièvre, douleur au bas-ventre, angine.

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Papillomavirus humains :

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus appartenant à la famille des Papillomaviridae qui regroupe plus de 150 types. Il est responsable du cancer du col de l’utérus ou de lésions précancéreuses, de cancer anal, vaginal ou de la vulve. La transmission du papillomavirus se fait essentiellement par contact sexuel, même sans pénétration. 

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Syphillis :

Cette maladie se manifeste par l'apparition de petites plaies, boutons ou plaques rouges sans démangeaisons sur la peau et les muqueuses. 

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La blennorragie gonococcique ou “gonorrhée” :

Communément nommé la “chaude-pisse”, il s’agit d’une infection qui peut se manifester par des brûlures/écoulement par le pénis, vagin ou anus, de la fièvre, des douleurs au bas-ventre.  Elle est le plus souvent transmise lors des relations sexuelles. 

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Il y  a aussi d’autres IST comme les condylomes, la vaginose.... et beaucoup d'entre elles sont en hausse.
Pour plus d’informations sur les infections et les maladies IST, MST c’est >ICI< .

 

Comment se protéger

Il existe différents types de préventions, mais le préservatif est le meilleur allié pour lutter contre les IST !

  • la prévention des contaminations lors de rapports sexuels à risque = l’utilisation du préservatif (interne ou externe).
  • la prévention des contaminations par la voie sanguine, suite à une agression par piqûre, très fréquentes dans les milieux festifs ces derniers mois ou ré-utilisation ou partage de seringue à usage unique chez les toxicomanes : Désinfection immédiate et mise en place d’un traitement post-exposition après contact avec du sang dans tous les cas. Utilisation de seringues neuves à chaque prise chez les toxicomanes.
  • La prévention des contaminations de la mère à l’enfant : traitement antiviral lors de la grossesse, recours au lait infantile plutôt qu’à l’allaitement
  • La prophylaxie pré-exposition (PrEP) : méthode consistant à administrer un médicament pour empêcher la contamination du VIH si un risque est présent.

Remarque : Depuis le 1er juin 2021, les médecins peuvent prescrire la PrEP.


Comment se faire dépister ?

Si vous avez eu des rapports à risques et/ou que vous présentez des symptômes similaires à ceux présentés plus haut dans cet article ou en cas de doute, vous pouvez demander un avis médical à un médecin généraliste, un spécialiste (gynécologue, urologue) ou encore une sage-femme. Beaucoup de personnes ressentent de la gêne et de l’inconfort lors de ces situations, il est important de retenir qu’il s’agit de professionnels de la santé qui sont habitués à ce type de cas et qui chercheront à vous aider sans vous juger. Ces derniers peuvent vous prescrire des tests pour dépister les différentes IST et MST qui sont réalisables en laboratoire d’analyses.

 

Vous pouvez également vous rendre dans les Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) ainsi que les Centres de Planification et d’Éducation Familiale (CPEF) où vous aurez rendez-vous avec un professionnel de santé afin de faire un bilan sur votre sexualité et les potentiels risques d’infections avant de vous proposer de réaliser ou de vous prescrire des tests adaptés.

La plupart des IST/MST sont détectables via une prise de sang, un prélèvement urinaire ou un prélèvement vaginal/urétrale.

Voici 3 tests couramment réalisables pour le dépistage du VIH :

  • Le test classique : appelé test Elisa, peut être réalisé 6 semaines après une prise de risque. Il s’agit d’une prise de sang réalisée dans un laboratoire, dont l’objectif est de rechercher la présence d’anticorps anti-HIV-1 et anti-HIV-2, signe de l’infection. Il est totalement fiable s’il est réalisé dans les bons délais.
  • Le test rapide : (TROD) permet d’avoir un résultat en 30 minutes maximum. Il peut être réalisé 12 semaines après le rapport à risque, dans certains Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou certaines associations. Une simple goutte de sang prélevé au bout du doigt suffit. Si le TROD est positif, il doit néanmoins être confirmé par un test de dépistage classique du VIH.
  • L’autotest : L'autotest peut être réalisé 12 semaines après la prise de risque. Il peut être fait seul et à la maison, grâce à un autopiqueur et à partir d’une goutte de sang. Le résultat, obtenu au bout de 15 minutes, est fiable si les délais sont respectés. Mais là encore, un résultat positif doit être confirmé par un test de laboratoire.

 

Sida Info Service rappelle qu’il est nécessaire de faire un test de dépistage si :

  • Vous n’en avez jamais fait auparavant
  • Vous envisagez la vie de couple et l’arrêt du préservatif
  • Vous avez été ou êtes usager de drogues, en particulier si vous avez échangé du matériel d’injection avec d’autres usagers de drogues

La plupart des IST ne guérissent pas seules, il est important de se faire soigner. Il existe des traitements efficaces contre les IST qui évitent de les transmettre et stoppent leur évolution. Négligées, les IST peuvent provoquer des complications difficiles à traiter et entraîner des séquelles. Ne vous soignez pas tout seul(e). N’utilisez pas de pommade, de désinfectant ou d’antibiotique sans avis médical.

 

Où s’informer et consulter ?

Il est important de s’informer et d’informer les autres !
Pour plus de précisions, des sites sont à disposition.

SITE ASSOCIATIFS
www.sida-info-service.org
www.actupparis.org
www.hepatites-info-service.org


SITES COMMUNAUTAIRES
www.vih.org
www.seronet.info
www.thewarning.info


SITES INSTITUTIONNELS
www.lecrips-idf.net
www.cns.sante.fr
www.sante.gouv.fr

 

Article écrit en partenariat avec les volontaires Repair'Santé en Service Civique à Unis cité.

Mis à jour le 08/08/2022
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